Résistance et Collaboration : le choc des mémoires

L’historien François Azouvi remet en cause les paradigmes mémoriels successifs dominants – et trop univoques – sur les « années noires ». Un éloge de la complexité.

On a longtemps tenu pour vraie la croyance qui voulait que gaullistes et communistes aient réussi à imposer, dès 1945, la vision d’une France de 40 millions de résistants, où Vichy aurait à peine existé, les collaborateurs ayant été une poignée d’égarés. Ce mythe, qui prit le nom de « résistancialisme », est peu à peu devenu, au fil de l’éloignement des « années noires », une conviction de plus en plus partagée, notamment au sein des générations qui ne les avaient pas vécues. Jusqu’à se transformer, après…

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