« Résine », d’Elodie Shanta : Une sorcière… et la ville brûle
Derrière Résine, héroïne ultramalicieuse, se trouvent une auteure et une maison d’édition résolument féministes. Pour tout âge.
dans l’hebdo N° 1647 Acheter ce numéro

R ésine est une relecture affranchie et féministe de la sorcière, l’air de rien. Loin des études historiques, sociologiques et militantes, qui reviennent sur cette figure et des femmes bien réelles, loin aussi de la fantasy, assez souvent sexiste, la bande dessinée d’Elodie Shanta prend un contre-pied réjouissant. Et qui, paradoxalement, donne envie de lui accoler nombre de qualificatifs un poil genrés ou kawaï (mignon en japonais), entre petite merveille, ton espiègle et aplats pastel.
Imaginons donc un Moyen Âge avec une bonne dominante de mauve et de rose, de dessins ronds et de visages élémentaires, plus des anachronismes à la pelle. Les personnages ont des rôles simples (la sorcière, le mari de la sorcière, la boulangère…) et des noms rigolos (Résine, Nonosse, le village de Floriboule…). Tout y commence par une chasse aux sorcières, ou plutôt à la sorcière supposée,
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