Gaz à effet de serre : Petites réductions, mini impact

À moins de six semaines de la COP 26, les nouveaux engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre annoncés par les pays sont insuffisants.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Les Nations unies ont fait les additions, et la conclusion est « catastrophique » : à moins de six semaines de la COP 26, qui se tiendra à Glasgow du 1er au 12 novembre, les nouveaux engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre annoncés par les pays sont tellement insuffisants que l’augmentation des températures planétaires serait encore de 2,7 °C d’ici à la fin du siècle, contre 3 °C auparavant. Un gain certes, mais marginal car probablement sans effet notable sur l’emballement de la machine climatique. Explosé notamment le plafond maximum de 2 °C, objectif central de l’accord de Paris signé par 196 pays en 2015 lors du sommet climatique international de la COP 21. La sirène d’alarme onusienne, pour rituelle, résonne encore plus fort en 2021. Car la COP 26 est inscrite depuis six ans à l’agenda comme « le » rendez-vous climatique le plus important depuis le pacte planétaire de 2015, scellé en dépit d’une tare majeure : cumulés, les efforts nationaux de réduction de CO2 annoncés ne couvraient que le tiers des besoins. On s’était alors donné cinq ans pour faire correspondre les chiffres. Et même six ans, car la COP 26, prévue en 2020, a été ajournée en raison du covid. À ce jour, seuls 113 pays, ne représentant que la moitié des émissions mondiales, ont ajusté leurs engagements, et pas toujours à la baisse : la trajectoire actuelle mène à une augmentation globale des émissions de 16 % à l’horizon 2030, borne cruciale, quand il faudrait… avoir diminué de 45 % pour espérer contenir le réchauffement à 1,5 °C d’augmentation, graal souhaité pour limiter la casse planétaire mais de plus en plus utopique. Les tractations diplomatiques se multiplient pour accroître les efforts, alors que la Chine, l’Inde ou l’Afrique du Sud n’ont toujours pas mis à jour leurs contributions.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.