Dossier : La peste Zemmour

Zemmour : Itinéraire d’un « bon client »

Biberonné au Figaro, révélé par France 2, porté aux nues par Bolloré, histoire d’une dérive tant personnelle que médiatique.

Singulière rentrée pour Éric Zemmour. C’est d’abord un nouveau procès, reporté (après déjà trois condamnations, notamment pour « injures publiques à caractère raciste »), qui était programmé ce début septembre pou_r « provocation à la haine raciale » et « injure raciale » après avoir déclaré à propos des jeunes migrants isolés qu’ils n’ont « _rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent ». Procès repoussé au mois de novembre. Puis le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qui enjoint les chaînes de télé et les radios à décompter son temps de parole, parce qu’il est désormais considéré « en acteur politique ». Cela, forcément, complique la sortie et la promotion de son livre.

Il n’empêche, malgré le nombre de casseroles trimbalées, le polémiste de droite extrême peut encore compter sur quelques soutiens médiatiques. À commencer par sa maison mère, Le Figaro, dont il s’est mis en retrait depuis le 1er septembre pour mieux se consacrer à sa promo et partir « à la rencontre des Français » et de ses lecteurs, tout comme Le Figaro Magazine, qui publie ses « bonnes feuilles » et lui accorde plusieurs pages, particulièrement élogieuses, où il se voit estampillé « observateur attentif », illustré en figure présidentielle, costarée cravatée (« Éric Zemmour, le perturbateur »).

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