[PODCAST] Folie de l’immobilier, comment lutter ?

La course folle des prix de l’immobilier n’est pas une fatalité. Plafonner les loyers, limiter les résidences secondaires, encadrer les meublés touristiques, interdire la spéculation… Des solutions sont portées, de Bayonne à Berlin, par des mouvements citoyens décidés à ne plus subir.

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Nos invité·e·s :

• Leïla Chaibi, eurodéputée La France insoumise et cofondatrice du collectif Jeudi noir, mène depuis quinze ans le combat contre le mal-logement.

• Txetx Etcheverry, militant de l’association basque Alda, à Bayonne, créée en octobre 2020 pour répondre aux problématiques des habitants des quartiers populaires et qui laboure le terrain avec son panel de propositions concrètes.

• Nil Caouissin, élu régional breton d’opposition, de l’Union démocratique bretonne (UDB). Il a défendu, contre vents et marées, la proposition de création d’un statut de résident réservant l’achat de maisons à des personnes vivant en Bretagne depuis un an.

Jamais les prix de l’immobilier n’ont été aussi élevés en France. Malgré la crise du covid, l’envolée des prix à l’achat continue : +11 % pour une maison et +7,3 % pour un appartement en seulement une année. Et les loyers suivent la même trajectoire. Tout particulièrement dans les zones touristiques, où la chasse aux résidences secondaires et l’emprise d’Airbnb aggravent la pénurie de logements.

Conséquence, le nombre de sans-abri a triplé en vingt ans, alors même que 117 000 logements restent inoccupés à Paris, 36 000 à Marseille, 24 000 à Lyon. Il devient de plus en plus difficile d’acheter sans avoir soi-même hérité et l’inégalité de richesse s’accroît entre les Français qui peuvent emprunter des sommes toujours plus importantes pour devenir propriétaires et ceux qui n’en ont pas les moyens.

Les initiatives citoyennes se multiplient face à ce fléau. Comme à Berlin, où un référendum vient d’entériner l’expropriation des grands groupes financiers ayant fait main basse sur une partie des logements de la capitale allemande. Rachel Knaebel, reporter pour Basta !, revient sur ce coup de tonnerre.

Production : Erwan Manac’h, Nolwenn Weiler, Tristan Goldbronn. Chronique : Rachel Knaebel. Animation : Tristan Goldbronn et Erwan Manac’h. Réalisation : Etienne Gratianette.

Illustration : Vanessa Martinaux


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