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Publié le 16 avril 2009

Strasbourg: une enquête s'impose

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Les organisateurs du contre-sommet de l'Otan réclament justice . A cette fin, ils tiennent, ce jeudi à 11h, une conférence de presse à Paris, au cours de laquelle ils reviendront sur les multiples incidents qui ont émaillé le week-end de protestation qu'ils organisaient du 1er au 5 avril, à Strasbourg. Ils réitereront aussi leur soutien aux plaintes et demandes d'enquêtes déjà formulées ou à venir : commission d'enquête parlementaire, dépôts de plaintes individuelles et collective, commission d'enquête indépendante…

Dès la semaine dernière, les député-e-s communistes, républicains, du Parti de gauche ont déposé à l'Assemblée nationale une résolution demandant la création d'une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées les manifestations des 4 et 5 avril à Strasbourg. A l'origine de cette demande, Marie-George Buffet, qui s'était rendu à Strasbourg pour manifester, elle aussi, a justifié pour Politis cette demande.

Marie-George Buffet justifie la demande d'une commission d'enquête.

Au cours de la conférence de presse qu'ils tiennent ce matin, en présence des représentants des organisations du Collectif national d'organisation, des représentants des organisations du Collectif strasbourgeois, des avocats de la Legal Team ainsi que des victimes des brutalités policières, les organisateurs du contre-sommet vont de nouveau protester, comme ils l'ont fait dans une déclaration publique, le 8 avril, «contre la volonté clairement
manifestée des autorités et du Président de la République, Nicolas Sarkozy, d'empêcher par tous les moyens la libre
expression des citoyens en faveur de la paix, du désarmement et de la réduction des dépenses militaires et contre la
politique militariste des grandes puissances qui dirigent l’OTAN»
.

«Tout a été mis en oeuvre pour saboter notre manifestation» , assurent-ils en pointant «les violences et les exactions dont ont été victimes des milliers d'opposants à l'Otan pacifiques (...), les tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes sans sommation, le refus de venir en aide aux blessés, l'acharnement dont ont été victimes des personnes âgées, des personnes handicapées, des enfants ou des femmes
enceintes, les multiples mises en danger de la vie d'autrui»
. Mais aussi «la constitution de fichiers illégaux lors des innombrables contrôle
d'identité, les femmes et les jeunes filles fouillées au corps par des CRS-hommes, les douilles de gaz CS interdit retrouvées sur le sol du rassemblement, le harcèlement des hélicoptères sur le Village et sur les manifestants, les brutalités et les vols commis par les forces de l'ordre contre des biens personnels :drapeaux mais aussi appareils photo, caméras, insignes, livres, affiches, vêtements et même les dossiers de la Conférence internationale»
.

Les organisateurs du contre-sommet l'ont d'autant plus mauvaise que les violences ont eclipsé le message de leur rassemblement.

«Pourtant , écrivent-ils, le Village autogéré a été un lieu paisible et propre où des milliers de jeunes de toute l'Europe ont convergé pour
échanger et vivre de beaux moments de débat, de culture et de rencontres auxquels des jeunes des quartiers populaires ont
aussi participé.»

Le village alternatif.

Et « la Conférence internationale a été un extraordinaire succès avec plus de 800 participants de 25 pays, malgré sa relégation dans un gymnase loin du centre ville et l'absence de transports en commun» . Ce que j'ai moi-même pu constater et évoquer dans Politis la semaine dernière. C'est peut-être mieux encore en image:


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