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Publié le 26 mai 2009

Un oubli fâcheux de Raoul Marc Jennar (NPA)

Raoul Marc Jennar
Dans un entretien publié hier sur un blog de la rédaction du Monde consacré aux élections européennes, Raoul Marc Jennar, tête de liste du NPA dans la circonscription Sud-Est, expose ses priorités s'il est élu.

Le lecteur-électeur y apprend que le chercheur capable de ne plus être d'accord avec ce qu'il pensait la veille quand il découvre que cette pensée est partagée par des gens avec qui il ne veut plus rien avoir de commun1 veut «être à Bruxelles et Strasbourg la voix de ceux qui souffrent des politiques ultralibérales décidées là-bas par nos gouvernements et ceux qui les soutiennent» . Fort bien. Qu'il escompte «identifier et dénoncer, sur chaque texte proposé par la Commission européenne, l’influence des groupes de pression. Surveiller les propositions de la Commission et alerter chaque fois que la justice sociale sera menacée, chaque fois que la Commission poursuivra la mise en place d’une Europe du chacun pour soi, chaque fois qu’elle cédera aux lobbies au mépris des exigences écologiques» . Cela peut paraître modeste, mais c'est honnête. Comme il le dit lui-même, il «ne promet rien qu’un parlementaire européen, vu son peu de pouvoir, ne puisse tenir» .

Là où le bât blesse c'est qu'à aucun moment Jennar ne mentionne qu'il ne siégera pas plus d'un tiers de la mandature. Et sans doute bien des lecteurs de ce blog, pourtant électeurs entre l'Ain et l'Ardèche et les Alpes-Maritimes, l'ignorent eux aussi. Ils ne savent pas que la tête de liste qu'ils verraient peut-être bien faire ce job à Strasbourg et Bruxelles démissionnera de son mandat au bout de 20 mois.

À ce stade, j'imagine déjà l'interrogation des suspicieux. D'où je tiens ce que j'affirme, moi qui suis à Paris?

L'accord passé avec les nationalistes corses

Cette information, je la tiens d'Alain Mosconi, troisième de liste derrière Raoul Marc Jennar. «Je la tiens», c'est une manière de dire parce que je ne connais pas particulièrement le secrétaire national du STC2 Marins, l'homme qui, lors d'une grande grève à la SNCM en 2005, a détourné le ferry Pascal Paoli, contribuant à détourner l'attention des médias des vrais ressorts et animateurs de ce conflit (Voir le long article d'Enrico Porsia sur Amnistia.net). Mais c'est bien lui qui, dans un entretien audio au journal nationaliste U Ribombu, a dévoilé les termes de l'accord passé avec le NPA. Le passage intéressant commence à 9'45:

«Nous sommes tombés d'accord sur un principe de ma candidature qui va permettre à la Corse de disposer le temps de la mandature d'un député européen (sic), explique-t-il, puisque ma 3e place est basée sur un système de tourniquet où chacun des trois premiers fera un tiers du mandat. (...) Ce qui veut dire que la Corse à travers ma personne, sur la fin du mandat, pourra bénéficier de sa représentation à Bruxelles.»*





Il est fâcheux que Raoul Marc Jennar omette de parler de ce tourniquet. Regrettable que le site du NPA se contente d'évoquer l'existence d'«accords liant A manca-NPA, le NPA et Alain Mosconi» sans préciser les points de cet accord.

Il est en effet assez malhonnête d'embarquer comme passager clandestin sur une liste le représentant d'une mouvance nationaliste dont l'une des revendications est «la corsisation des emplois» que de nombreux électeurs de gauche peuvent, à bon droit, considérer comme une variante insulaire de la préférence nationale défendue par le Front national de Jean-Marie Le Pen.

(Ma réaction aux 22 premiers commentaires est ici)



  1. On se souvient qu'après avoir signé l'Appel de Politis, il a retiré sa signature après avoir découvert qu'il cotoyait «au moins un partisan du TCE et d’autres (Gayssot, Vieu…) qui ont, pour dire le moins, fait des choix qu’en aucun cas [il] ne partage» . Voir Politis du 29 mai 2008

  2. Syndicat des travailleurs corses 


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