Front populaire : Le chemin de croix espagnol

Quand Franco lance son coup d’État contre le Front populaire espagnol, Léon Blum choisit de ne pas intervenir, au nom de la paix en Europe.

Olivier Doubre  • 27 avril 2006 abonné·es
Front populaire : Le chemin de croix espagnol
© Troupes républicaines à Tolède en juillet 1936 (AFP PHOTO / STF)

Le 18 juillet 1936, quelques semaines seulement après l’arrivée de Léon Blum au pouvoir, le gouvernement de Frente popular, le Front populaire espagnol, subit une tentative de coup ­d’État militaire dirigée par le général Franco. Entraînant les trois-quarts des soldats et la quasi-totalité de la Guardia civil, 95 % des officiers se rallient à lui. Apeurés depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, hauts fonctionnaires et chefs d’entreprises rejoignent l’Alzamiento, qui, bientôt, contrôle une bonne moitié du pays ainsi que les Canaries et le Maroc espagnol. Les insurgés proclament « sauver l’Espagne de la subversion et de l’anarchie ». Immédiatement, le président du Conseil, José Giral, chef d’un gouvernement composé comme en France de ministres

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Politique
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