Candidats recherchent parrains désespérément…
Dominique Voynet, Olivier Besancenot, José Bové, Corinne Lepage mais aussi Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Marie Le Pen ou Philippe de Villiers craignent de ne pouvoir obtenir les 500 signatures d’élus nécessaires.
dans l’hebdo N° 940 Acheter ce numéro

La sélection promet d'être implacable. En début de semaine, on recensait 44 candidats déclarés à l'élection présidentielle. Dans trois semaines, les trois quarts d'entre eux ne seront vraisemblablement plus candidats. Ils auront été éliminés avant même de s'être présentés aux suffrages des électeurs, faute d'avoir obtenu les 500 parrainages d'élus nécessaires. Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Ségolène Royal ou Marie-George Buffet n'ont rien à craindre. L'implantation de leur parti les met à l'abri de cette mésaventure. Mais aucun autre candidat n'est à l'abri d'un tel revers de fortune. Dès lors, ceux que l'on appelle les « petits candidats » n'ont qu'une obsession : achever au plus vite la chasse aux signatures de maires, conseillers généraux, régionaux, députés, sénateurs... Une course folle, qui gaspille l'énergie des militants et use les nerfs des candidats. Et qui pourrait bien s'avérer, cette année, plus éliminatoire que jamais.
Avec l'envoi, ce 22 février, par le gouvernement, des formulaires officiels de « présentation » aux quelque 45 000 élus autorisés à parrainer un candidat, le compte à rebours est enclenché. Il s'achève le 16 mars à 18 heures. Sans attendre cette phase officielle de collecte, la plupart des candidats se sont déjà mis en quête des précieux paraphes. Parfois depuis un an. Sans
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