Le déserteur

Denis Sieffert  • 8 février 2007 abonné·es

«Monsieur le Président, je vous fais une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps »... Qui ne connaît la chanson de Boris Vian ? C'était les années 1950. La France était engluée dans sa sale guerre, en Algérie. Toutes les guerres coloniales ont leur « déserteur » ou leur conscience. Depuis le mois de juin, la guerre d'Irak a le sien. C'est un certain Ehren Watada. Pas vraiment un pacifiste, celui-là. C'est au contraire un baroudeur, engagé volontaire, apprécié de ses supérieurs, qui disent de lui qu'il « aime les défis et va de l'avant au combat ». Et il le prouve, le bougre, jusque devant la cour martiale, où il comparait depuis lundi. Dans une lettre à sa hiérarchie, le lieutenant Watada juge que «

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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