Les kiosquiers paient pour les gratuits
La parution d’un nouveau journal gratuit fait grimper la colère des kiosquiers. Une concurrence déloyale s’ajoute à d’éprouvantes conditions de travail.
dans l’hebdo N° 940 Acheter ce numéro
Après Métro , 20 Minutes , et récemment Direct soir, il faut maintenant ajouter dans le Caddie de la presse gratuite Matin Plus . Le groupe de Vincent Bolloré, déjà propriétaire de Direct soir , vient de lancer un nouveau quotidien gratuit à Paris, en partenariat avec le journal le Monde . 70 % Bolloré, 30 % le Monde . Du côté du boulevard Blanqui, il s'agit de faire tourner un peu mieux son imprimerie, déjà largement déficitaire. L'opération devrait rapporter deux millions d'euros par an. Suivre aussi l'idée selon laquelle le seul réservoir de publicités est dans les gratuits. Alors, autant participer à ce secteur en développement, plutôt que laisser les autres le faire.
La presse gratuite ne date pas d'hier. Mais d'avant-hier. Au mitan des années 1960. Gratuite, car entièrement financée par la publicité. À ses débuts, elle se cantonne aux petites annonces. La presse gratuite d'information (PGI) est apparue en France en février 2002, avec Métro , publication distribuée de la main à la main ou en présentoirs, plutôt devant les stations de métro. Né à Stockholm en 1995, sous la houlette d'un groupe suédois, et avec la participation de TF 1 à hauteur de 34 % depuis 2003,
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Santé mentale des jeunes : la lente perdition
« Nous sommes là pour repérer des signes de mal-être, de décrochage »
Pédopsychiatrie : à Nantes, huit lits pour se remettre debout