Ombres sournoises

Choc. Le terme est galvaudé. Stéphane Blanquet le blanchit ; il le régénère. Il suffit pour cela d'ouvrir, à n'importe quelle planche, la Vénéneuse aux deux éperons . Sur la page, des formes noires se découpent. Chut. Pas un mot, le silence total emplit ce théâtre d'ombres. Ombres chinoises, ombres sournoises. La bande dessinée devient un écran où se projettent fantasmes et cauchemars. Le lecteur, un môme qui s'éveille la nuit : il surprend des objets quotidiens en pleine métamorphose, scrute leurs…
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