Des années de galère
Deux anciens agents des mairies de Belfort et de Saverne mènent une longue bataille contre leurs ex-employeurs, qui bafouent leurs droits. L’un est sans ressources, l’autre sans domicile. Récits.
dans l’hebdo N° 950 Acheter ce numéro

À situations ubuesques, genèses rocambolesques. Deux citoyens, l'un à Belfort, l'autre à Saverne, se battent depuis des années contre les pouvoirs publics locaux pour faire reconnaître leurs droits.
Embauché en emploi-jeune par la ville de Belfort en 2000, le militant associatif Mohamed Mansour, dit Mustafa, décide d'abandonner sa fonction d'éducateur et trouve un emploi d'intérimaire à la chaîne chez Peugeot. Remercié au bout d'un an, il perçoit, en quinze mois, 16 000 euros de droits Assedic. Jusqu'à ce que la caisse d'assurance chômage constate que c'est à la ville de Belfort, ancien employeur de Mustafa, de l'indemniser. Mais la mairie fait traîner le dossier.
Sans ressources et sommé de rembourser les sommes perçues, Mustafa entame une formation en licence d'«~insertion sociale par le sport~» et retrouve un emploi dans une association. Lorsque son nouveau contrat est rompu, l'histoire se répète~: pas d'Assedic, puisque son indemnisation relève toujours de la ville. In fine , le tribunal administratif de Besançon condamne la ville de Belfort, en juillet 2006, à indemniser son ex-employé sur la période légale de trente mois. Mais «~la ville m'a indemnisé à hauteur de vingt-deux mois seulement~» , indique Mustafa,
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