Éviter la case prison

Juge pour enfants dans les Hauts-de-Seine, Martine de Maximy évoque quelques
cas de mineurs pour qui les peines planchers auraient été contre-productives si elles avaient existé au moment de leur passage en justice.

Olivier Doubre  • 21 juin 2007 abonné·es

Dans le bureau de Martine de Maximy, juge pour enfant au palais de justice des Hauts-de-Seine, des dossiers, beaucoup de dossiers. Mais aussi, sous une petite table, des jouets. « Pour les tout-petits, ils sont utiles durant les audiences , explique-t-elle *. Le juge des enfants a en effet deux casquettes : celle d'assistance éducative ­ c'est 60 % de mon activité ­ et celle de juge au pénal pour les mineurs. »*

Madame la présidente du tribunal des enfants de Nanterre, qui est aussi vice-présidente de l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille, tient à préciser qu'elle « ne revoit jamais » les trois quarts des mineurs qui arrivent devant sa juridiction pour la première fois. Ce chiffre est d'ailleurs à peu près constant d'une juridiction à l'autre.

Ceux qui sont la « cible » du projet de loi gouvernemental, Martine

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…