Éviter la case prison
Juge pour enfants dans les Hauts-de-Seine, Martine de Maximy évoque quelques
cas de mineurs pour qui les peines planchers auraient été contre-productives si elles avaient existé au moment de leur passage en justice.
dans l’hebdo N° 957 Acheter ce numéro
Dans le bureau de Martine de Maximy, juge pour enfant au palais de justice des Hauts-de-Seine, des dossiers, beaucoup de dossiers. Mais aussi, sous une petite table, des jouets. « Pour les tout-petits, ils sont utiles durant les audiences , explique-t-elle *. Le juge des enfants a en effet deux casquettes : celle d'assistance éducative c'est 60 % de mon activité et celle de juge au pénal pour les mineurs. »*
Madame la présidente du tribunal des enfants de Nanterre, qui est aussi vice-présidente de l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille, tient à préciser qu'elle « ne revoit jamais » les trois quarts des mineurs qui arrivent devant sa juridiction pour la première fois. Ce chiffre est d'ailleurs à peu près constant d'une juridiction à l'autre.
Ceux qui sont la « cible » du projet de loi gouvernemental, Martine
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