Une droite plébiscitaire

Selon le politologue Jean-Yves Camus, Nicolas Sarkozy met en avant la modernité et la rupture, dans la filiation populiste. Réflexion sur la nature d’un système.

Jean-Yves Camus  • 30 août 2007 abonné·es

L'élection de Nicolas Sarkozy marque un moment historique pour la droite française~: parce qu'elle s'assume pour la première fois depuis 1945 comme une droite de conviction~; parce qu'elle tourne définitivement la page du gaullisme~; parce qu'au-delà de la victoire politique elle a réussi à imposer les termes du débat d'idées. On ne peut se contenter de décrire cette droite en l'assignant à des catégories idéologiques floues ou réductrices. Ainsi, ni l'UMP ni Nicolas Sarkozy ne sont des ultralibéraux au sens reagano-thatchérien. La victoire de Sarkozy a d'ailleurs été rendue possible par sa capacité, que la gauche sociale-libérale n'a pas eue, à persuader les électeurs qu'il allait concilier l'attente forte d'État et de protection sociale qui est majoritaire chez nos concitoyens, avec les impératifs de la pratique de gouvernement. Autrement dit, la droite a gagné parce

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Temps de lecture : 5 minutes