Les fils des forges

Les funérailles de la dernière grande aciérie des Ardennes, Thomé-Génot, liquidée par des repreneurs américains.

Jean-Claude Renard  • 27 septembre 2007 abonné·es

L'histoire repasse les plats. Elle fonctionne dans la rime. Liquidation et délocalisation. Démolition et mondialisation. Elle possède sa poétique du pire sans mesurer l'alexandrin. Les histoires de Moulinex se suivent. Se ressemblent. À quelques variantes près. Marcel Trillat a planté son décor dans les Ardennes. Ça sent le pays vallonné, le froid lourd et le ciel noir, les rivières pépères qui cherchent la bonne pente, les silhouettes courbées. À Nouzonville, on façonne l'acier depuis Henry IV. Les ouvriers de la maison Thomé-Génot ont fabriqué des bielles pour les trains de la République, des rouages pour les moissonneuses, des alternateurs pour les voitures. Forgerons de la

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Temps de lecture : 4 minutes