Toits de secours
Face à la pénurie de logements, les 16-30 ans disposent d’une solution de repli : les foyers pour jeunes travailleurs. Le niveau de service varie, mais la procédure d’entrée y est bien moins contraignante que dans le parc privé.
dans l’hebdo N° 966 Acheter ce numéro

L'été a permis de retarder le problème, mais, désormais, ils n'y couperont pas. Pour des dizaines de milliers de jeunes, la rentrée commence par la quête fastidieuse d'un logement. Tous connaissent l'intransigeance de propriétaires toujours plus exigeants en termes de garanties, sans parler du cynisme et de la gourmandise des agences immobilières. Les minuscules chambres des cités universitaires sont prises d'assaut. Les aides au logement stagnent tandis que les loyers grimpent, le tout formant un cocktail décourageant pour qui cherche un toit.
Alors, on se débrouille~: à Paris, à Lyon, à Marseille et dans les autres grandes villes françaises, le squat chez des amis ou dans la famille est devenu la norme pour les étudiants, les stagiaires, les apprentis et autres travailleurs précaires. Même les jeunes salariés disposant d'un contrat de travail doivent user d'artifices similaires, quand les plus chanceux parviennent tout au plus à décrocher une «~studette~» de moins de 15 m2 à prix d'or. Évidemment, le sort des chômeurs, jeunes parents ou victimes d'un accident de la vie est d'autant plus délicat.
L’Union des foyers pour jeunes travailleurs a été créée pour aider paysans migrants, ouvriers et apprentis. DANIAU/AFP
Reste une solution de repli pour les retardataires, à condition d'être âgé de 16 à 30 ans. L'Union des foyers et services pour jeunes travailleurs, tout
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