Des couilles en or…

Michel Soudais  • 8 novembre 2007
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On savait pour l’avoir entendu dans les réunions UMP, sur les marchés ou au zinc, que Nicolas Sarkozy «lui au moins a des c…» On sait désormais dans quel précieux métal sont moulés les bijoux du joggeur américain de l’Elysée.
Contrairement à ce que nous avons écrit ici même et dans un écho de Politis , la nouvelle rémunération dont bénéficiera notre président bling-bling à compter de 2008, ne sera pas augmentée de 140%, ni même de 172% comme un calcul rectifié tardivement l’assure. Non! Sa nouvelle rémunération correspondra à une hausse de… 206% , soit un triplement par rapport à son traitement actuel.

C’est en tout cas la conclusion à laquelle est parvenu le député René Dosière (app-PS), qui travaille sur les crédits alloués à l’Elysée depuis de nombreuses années et a écrit un livre sur le sujet, L’argent caché de l’Elysée . Regrettant «l’opacité» sur les chiffres communiqués aux médias sur cette rémunération, le député a décidé, textes de lois et calculette en main, de faire ses propres calculs: «Aujourd’hui, le traitement du président de la République est calculé sur l’indice G de la fonction publique, soit 81.671 euros bruts par an ou 6.806 euros bruts par mois» , souligne-t-il. A compter de 2008, Nicolas Sarkozy touchera, comme le Premier ministre François Fillon, «250.302 euros bruts par an, soit 20.858 euros bruts par mois» . Cela représente une augmentation de la rémunération du chef de l’Etat de 206%, soit un peu plus de trois fois son traitement actuel.

Plus de 100.000 euros non imposables

Selon M. Dosière, la nouvelle rémunération du président se calcule ainsi : moyenne entre le traitement le plus bas de la fonction publique (catégorie hors échelle) et celui le plus haut, ensuite multipliée par deux, soit 129.607 euros bruts par an. A cette somme, il convient d’ajouter une «indemnité de résidence de 3%» (aussi inutile qu’une prime de non prime puisqu’il est logé et blanchi au palais de l’Elysée) et une «indemnité de fonction de 25%» , soit un total de 166.868 euros bruts par an. On obtient là la rémunération d’un ministre. Pour connaître celle du Premier ministre, et dorénavant du chef de l’Etat, il faut majorer ce chiffre de 50%, ce qui fait 250.302 euros, précise M. Dosière, en assurant que l’indemnité de fonction et la majoration sont «non
imposables»
. La partie non-imposable représente donc 116.807 euros brut.

Ainsi s’éclaire un échange que tout le monde a pu voir à la télé entre un pécheur du Guilvinec et Nicolas Sarkozy. A cet homme qui l’interpellait sur ses «140 % d’augmentation» , Sarko avait répliqué: «C’est pas vrai et vous le savez très bien.» Effectivement, c’était bien plus!

Temps de lecture : 2 minutes
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