« Une décision faite d’arbitraire et de lâcheté »

Avocate, avec Jean-Jacques De Felice, de réfugiés italiens des « années de plomb », Irène Terrel défend Marina Petrella depuis son arrivée en France. Elle s’insurge contre toute remise
en cause d’une promesse d’asile faite par la France à
ces quelques centaines
de personnes,
il y a plus
de vingt ans.

Olivier Doubre  • 1 novembre 2007 abonné·es

Qui est Marina Petrella, arrêtée en août dernier en banlieue parisienne ? Que lui reproche-t-on et quelle est aujourd'hui sa situation judiciaire en France et en Italie ?

Irène Terrel : On lui reproche ce qu'on reproche à tous les autres réfugiés italiens arrivés en France dès le début des années 1980, c'est-à-dire d'appartenir à cette mouvance accusée dans leur pays d'insurrection armée contre l'État. Marina Petrella a été membre des Brigades rouges et, avec la législation sur les repentis, condamnée à la réclusion à perpétuité. Or, son histoire est surtout intéressante du point de vue des délais des procédures judiciaires à son encontre. La notion de délai « raisonnable » est aujourd'hui, grâce notamment à la Cour européenne des droits de l'homme, largement analysée au regard des grands principes fondamentaux et implique un certain nombre de seuils qu'on ne peut pas dépasser.

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Société
Temps de lecture : 5 minutes