Inventer son boulot

Éleveur d’ânes, tailleur de pierre ou conseiller en humanitaire : les métiers alternatifs fleurissent dans les campagnes. Des associations d’éducation populaire soutiennent ces projets. Reportage.

Emmanuelle Mayer  • 31 janvier 2008 abonné·es
Inventer son boulot
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Voilà, je voudrais devenir fabricant de yourtes. ­ Fabricant de yaourts~? L'agroalimentaire, c'est chez ma collègue. ­ Non, de yourtes, vous savez, les yourtes mongoles... ­ Les quoi~?~»

Ce dialogue joué par la compagnie Prise de scène lors d'un séminaire organisé par l'Association de formation et d'information pour le développement d'initiatives rurales (Afip), en octobre dernier, résume avec humour le parcours du «~porteur de projet en milieu rural~» . Car les difficultés sont nombreuses pour qui veut vivre de ses passions~: métiers qui n'entrent pas dans les cases des administrations, banques réticentes, mais aussi pression sociale, comme en témoigne Sylvain Lardanchet~: «~Quand je faisais du défrichage administratif pour monter mon projet d'élevage d'ânes et d'accueil touristique, j'étais au RMI et certains me considéraient comme un profiteur de fonds publics~! Heureusement, l'association Développement-Animation Sud-Auvergne (Dasa) et la communauté de commune

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