La médecine du travail en mort clinique ?
Alors que les risques psychosociaux continuent de croître au sein des entreprises, les médecins du travail subissent de multiples pressions. Témoignages.
dans l’hebdo N° 985 Acheter ce numéro
Soulagement à IBM. Le ministre du Travail a invalidé fin novembre, pour vice de forme, la demande de la direction de la compagnie d'informatique, qui entendait remplacer le médecin du travail du site de La Gaude (situé à quelques kilomètres de Nice). Officiellement, la direction d'IBM reprochait à Georges Garoyan son manque d'implication. Officieusement, elle aurait cherché à se débarrasser d'un médecin qui alertait, en juillet 2007, la direction médicale sur l'atmosphère délétère de la compagnie et la grande souffrance au travail de ses salariés.
L'affaire Garoyan-IBM aurait pu rester une anecdote illustrant une fois encore le malaise d'une médecine du travail sous contrôle. Mais la polémique continue d'enfler et gagne toute la profession [^2]. Au point que l'inspection du travail des Alpes-Maritimes, qui avait dans un premier temps autorisé le changement d'affectation du docteur Garoyan, alors même qu'elle mettait en demeure IBM-La Gaude d'enquêter sur les pratiques pathogènes de l'entreprise, a décidé d'écrire personnellement aux médecins du travail de la région pour les assurer de son soutien... et calmer les esprits.
Pressions,
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