L’art de se souvenir

Dans « Parc Sauvage » comme dans « Impératif catégorique », Jacques Roubaud joue – mais de manière très différente – sur les frontières du réel autobiographique et de la fiction.

Christophe Kantcheff  • 24 janvier 2008 abonné·es

Se méfier, toujours, des apparences. Jacques Roubaud publie deux livres qui, formellement, sont aux antipodes. L'un, Parc Sauvage , est un court récit linéaire, limpide et ramassé. L'autre, Impératif catégorique , s'inscrit dans l'oeuvre autobiographique entamée par l'auteur depuis des années, dont plusieurs « branches » ­ c'est ainsi qu'il les nomme ­ ont déjà été publiées [^2]. Comme les précédents, Impératif catégorique a un découpage singulier : il se compose d'une suite de paragraphes numérotés. Plus encore, Jacques Roubaud s'y autorise les sauts temporels et les parenthèses narratives, qui surgissent par souci de précision, par analogie et peut-être par surprise...

En résumé : d'un côté l'épure de la ligne claire, de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Culture
Temps de lecture : 4 minutes