Le sourire du passeur
Dans « Train de nuit », une femme et un homme conjuguent différentes formes de violence dans un décor à couper le souffle, où les machines industrielle et judiciaire asphyxient le paysage et les individus.
dans l’hebdo N° 986 Acheter ce numéro
On imagine un film-trajet, contenu dans un wagon, jouant sur le huis clos, le « toc » des rails, les images défilant par la fenêtre... Mais le premier plan de Train de nuit est pris de jour, dehors, sur une route enneigée. Une femme marche, de dos. Court presque. Comme si elle s'échappait... La scène suivante n'a rien à voir : dans une gigantesque salle-hangar, bétonnée, jalonnée de strapontins en plastique, des hommes regardent des femmes assises le long du mur d'en face, une vieille rengaine en musique de fond. Puis l'un se lève et se décide à en inviter une. Ils commencent à valser lentement. D'autres se décident. Une femme reste assise, étrangère au maussade manège, le bout de ses
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