Retour de mémoire
Avec « Une guerre sans fin », Bertrand Leclair a écrit un roman nécessaire sur les mensonges et les ombres de la guerre d’Algérie, qui empoisonnent encore notre présent. Sans manichéisme ni relativisme. Mais riche en perspectives.
dans l’hebdo N° 983 Acheter ce numéro
L'éditeur présente Une guerre sans fin, de Bertrand Leclair, comme son « premier roman au sens “conventionnel” du terme » , alors que l’auteur en a déjà publié quatre. Malgré la précaution des guillemets, il faudrait discuter de cette expression, « roman conventionnel », alors même que toutes les conventions du roman ont explosé (hormis commercialement, où le pire chromo prévaut toujours). Mais on devine à quoi elle fait allusion. Avec Une guerre sans fin , Bertrand Leclair aurait un grand sujet, et s’éloignerait de l’intimisme très autobiographique de ses romans précédents. Sans doute, même si tous sont traversés par ce « sujet » capital en littérature : celui de la langue. Mais c’est vrai, Bertrand Leclair raconte ici de fortes destinées qui
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