Des réfugiés bien politiques

Le retour des exilés après dix-neuf ans d’éloignement ne fait consensus qu’en apparence, et l’opération pourrait déstabiliser le gouvernement mauritanien.

Patrick Piro  • 7 février 2008 abonné·es

C'est un abcès crevé après dix-neuf ans d'empoisonnement de la vie, en Mauritanie. La querelle d'avril 1989 entre éleveurs mauritaniens et cultivateurs sénégalais, à la fin d'une rude saison sèche aux abords du fleuve Sénégal, aurait pu se solder par deux morts, les premiers. La vendetta en fera une soixantaine, car les politiques en décident autrement, jetant de l'huile sur le feu. En Mauritanie, l'autocrate Taya, pour conforter un pouvoir menacé, cède aux sirènes des nationalistes maures lui enjoignant d'expulser ces Négro-Mauritaniens, qualifiés de « Sénégalais », et qui occupent les bonnes terres des berges d'un fleuve récemment valorisé par l'irrigation. Le fragile équilibre

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