La démocratie sacrifiée

L’abdication d’une partie des parlementaires socialistes et Verts, lundi, à Versailles, ouvre la voie au traité de Lisbonne. Le vote des Français est nié. Si elle veut peser, la gauche du « non » doit s’entendre.

François Fillon a-t-il bien mesuré la portée de son propos ? En invitant les parlementaires, réunis en Congrès à Versailles, à émettre un vote pour « l'histoire » , le Premier ministre voulait certes rappeler que l'adoption de la révision constitutionnelle allait permettre une ratification rapide du traité de Lisbonne. Et ainsi « relancer au plus vite l'élan » d'une construction européenne que la France aurait « contribué à briser » en rejetant le traité constitutionnel européen, le 29 mai 2005. Mais si le…
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