Otan : fin de partie ?
En prélude au prochain sommet de l’Otan de Bucarest, début avril, un millier d’activistes pour la paix venus de 17 pays ont tenté de pénétrer le quartier général de l’Otan à Bruxelles, le 22 mars. L’un d’eux, qui souhaite rester anonyme, revient sur l’action pour Politis.fr.
Le message du jour est clair : « Faisons disparaître les armes nucléaires. Prévenons les guerres, ou arrêtons-les. Cessons d’offrir en Europe des plates-formes logistiques à l’armée des Etats-Unis. Faisons entendre aux dirigeants de nos pays la voix de la majorité opposée à leurs accords, secrets ou non. Mettons en cause l’existence de l’Otan ! » Malgré la présence de très nombreux policiers, 50 à 70 activistes ont réussi à pénétrer sur la base de l’Otan de Bruxelles. Alors qu’en aucun cas avéré, les activistes ne se sont montrés violents, la police s’est conduite de façon exceptionnellement brutale : trois hospitalisations, des morsures de chien, matraques, canons à eau, spray au poivre… et plus de 500 arrestations !
L’action : une désobéissance civile… sélective
Parmi ceux qui ont tenté d’escalader la clôture et les barbelés, une
majorité s’essayait pour la première fois à la contestation active, sans formation ni expérience préalable. L'engagement à la non violence aura suffi pour leur donner une règle commune respectée. L’objectif immédiat, l’entrée des activistes sur la base de l’Otan, a pu être atteint au-delà de l’attente des organisateurs, grâce au nombre des participants qui a surpris et débordé la police.
Photo prise par un militant, depuis la cellule où les activistes ont été emmenés.
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