Un suffrage presque universel

Alors que le suffrage universel a 160 ans, les résidents étrangers non communautaires n’ont toujours pas le droit de vote. Leur accorder serait un pas vers une réelle souveraineté populaire.

Paul Oriol  • 6 mars 2008 abonné·es

Par le décret du 5mars 1848, la IIe République a instauré, pour la première fois à une échelle nationale, le suffrage universel. En réalité, elle a fait un pas important vers un suffrage réellement universel. Auparavant, il fallait payer un impôt, le cens , pour être électeur ou candidat (200 et 500 francs en 1848). La suppression de ce suffrage censitaire a permis la participation de tous les Français majeurs de 21 ans, et fait passer le corps électoral de 250 000 à 7 800 000 personnes. Mais les Françaises ont été « oubliées ».

La Nouvelle-Zélande a été le premier pays à reconnaître le droit de vote aux femmes, en 1893, suivie par la Finlande (1906), l'Autriche (1918), la Belgique (1919), la Turquie (1930), l'Espagne, la

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