Jubilons en attendant la mort
France Inter consacre une journée à Pierre Desproges, à l’occasion des vingt ans de sa disparition.
dans l’hebdo N° 998 Acheter ce numéro
18 avril 1988, une dépêche de l'AFP tombe dans toutes les rédactions : « Desproges est mort d'un cancer. Étonnant, non ? » Difficile alors de ne pas croire à une nouvelle blague. Qui lui ressemblerait. Après tout, « on peut rire de tout » , disait-il. « Mais pas avec tout le monde », renchérissait le bougre. Desproges avait pourtant prévenu : « Moi je n'aurai jamais de cancer ! Je suis contre ! » Ni pour ni contre à vrai dire, bien au contraire. Desproges était fin dribbleur de mots, poussant toujours du côté de la provocation. Ses Chroniques de la haine ordinaire et ses excès au Tribunal des
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