L’œil de la forêt

Un livre relate les mythes fondateurs liés à la culture du guarana par les Indiens Sateré-Mawé, en Amazonie. Ce fruit aux vertus stimulantes est pour eux un symbole identitaire et un outil d’autonomie économique.

Philippe Chibani-Jacquot  • 24 avril 2008 abonné·es

Tout commence à une époque où les « hommes, encore épars et rares, vivaient en harmonie avec les autres espèces de l’Amazonie » . Le warana (nom traditionnel, préféré par les auteurs à « guarana » pour le différencier de la production intensive du reste du Brésil) n’est pas qu’un fruit aux vertus stimulantes ou antalgiques et une source de revenus équitables pour les Indiens Sateré-Mawé. Son nom signifie « entendement » ou « essence de la raison ». « La plante est avant tout considérée comme un être qui les accompagne, une sorte de père spirituel qui les aide à prendre des décisions justes » , racontent Bastien Beaufort et Sébastien Wolf dans Le

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Temps de lecture : 4 minutes