Séismes et sécurité
dans l’hebdo N° 1003 Acheter ce numéro
Comme chaque fois que se produit une catastrophe naturelle de grande ampleur (et notons au passage qu’il semble s’en produire de plus en plus, et d’ampleurs de plus en plus impressionnantes, ce pourquoi gens de bon sens et de saine raison – exclus, donc, quelques indécrottables scientistes – établissent naturellement un rapport entre ce constat et ce qu’on sait de la destruction avancée de l’écosystème mondial), comme chaque fois, donc, à la télévision, ces scènes poignantes auxquelles nul ne peut échapper, sauf à se débrancher volontairement du spectacle du monde, ces parents effondrés sur la dépouille de leur enfant (le plus souvent unique, nous sommes en Chine…), ou suppliant qu’on dégage son corps toujours prisonnier des gravats : il semble que le séisme qui a frappé le Sichuan ait particulièrement atteint les établissements scolaires. Selon l’agence Chine nouvelle, ce sont 6 898 bâtiments scolaires qui ont été détruits, et c’est par milliers qu’il faut compter les écoliers morts sous les décombres.
L’économie en croissance à deux chiffres de la Chine capitalisto-populaire, qui tant impressionne nos vieilles sociétés industrielles essoufflées (mais où règne comme ailleurs la soif du profit et la corruption attenante), n’a pas comme vertu première de privilégier la sécurité des populations ; ni donc d’intégrer dans ses normes de construction d’édifices scolaires le dernier cri des techniques antisismiques. C’est ce que font valoir notamment des observateurs et experts d’un pays voisin, le Japon, où l’on a appris à vivre
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