« Des dispositifs qui créent un rapport critique au savoir »
Philippe Corcuff est maître de conférences
de science politique à l’IEP de Lyon et membre
du conseil scientifique d’Attac. Il a participé
à la création,
en 2005,
de l’université populaire
de Lyon, qui fait partie
du réseau fondé par
le philosophe Michel Onfray. Il revient sur les raisons qui l’ont décidé à y enseigner.
dans l’hebdo N° 1006 Acheter ce numéro
Vous enseignez à l’Université populaire de Lyon. Qu’est-ce qui vous a amené à le faire et quelles sont vos motivations ?
Philippe Corcuff : Je me situe personnellement dans la tradition des Lumières et du mouvement ouvrier, où a toujours existé un lien entre raison individuelle, connaissance et action politique. Ce lien ne peut plus aujourd’hui prendre corps comme par le passé, dans la tradition de Kautsky, Lénine et d’autres, par la voix d’une avant-garde intellectuelle qui aurait le savoir et apporterait de l’extérieur la conscience. Toutefois, demeure l’idée que le travail intellectuel doit contribuer à nourrir l’action politique. Or, depuis la fin des années 1980, on a assisté à un mouvement de désintellectualisation au sein de la gauche classique, et même d’anti-intellectualisme (ce qui n’est pas le
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