«Mon vieux Laurent,…
dans l’hebdo N° 1008 Acheter ce numéro
«Ce petit mot pendant le Conseil (où je m’emmerde, si tu savais ! Koukouch fait son intéressant, autant dire qu’on en a pour un moment…), avant d’aller retrouver ma gonzesse au Bristol pour le déjeuner. Je voulais te remercier personnellement : elle est rentrée de Libé enchantée de votre accueil, ma Carlita. Elle balisait un peu avant de venir vous voir, elle craignait le traquenard -- paraît que ça a drôlement renaudé dans la rédac’ quand tes gauchistes (j’vois d’ici la tronche du Marcelle !) ont appris ton projet de numéro spécial concocté avec Charon, un super bon plan ! Il a fallu en rabattre un peu par rapport à l’idée de départ, mais bon ! Cinq pleines pages plus la “une” sur votre canard qui tâche les pognes, ça vaut largement les grands coups de lèche hebdomadaires sur papier glacé dans Paris-Trash ou Point Virgule (la prochaine fois, faudra qu’on essaye avec L’Huma pour voir) !
«Comme tu as pu le constater, elle n’a pas grand-chose à dire, ma Prima donna ! Elle se sent “concernée”, mais ne sait pas trop par quoi. Pas encore trop française mais assez quand même, de gauche ma non troppo, juste au niveau de l’épiderme, tant que ça ne descend pas plus bas… Merci de ne pas l’avoir poussée dans ses retranchements, il faut la prendre comme elle est : la politique, c’est pas son truc, c’est jamais qu’une belle gosse de riches classe mannequin top niveau, et une chanteuse sans voix à la mode dans le boboland (c’est gentil à ton critique musical de la comparer à Barbara, même moi, j’aurais pas osé !) ; on ne lui demande pas de rivaliser avec Béchamel ou Spinoval, hein ! Déjà qu’elle est arrivée à vous placer Nietzsche, ça m’en a bouché un coin ! (Une seule petite faute, un détail, quand elle vend la mèche sur ma candidature en 2012~: elle a un doute… “… comme j’ai un doute sur le fait d’être vivante dans une heure !” Certes, on est tous mortels. Mais, pour un mortel en bonne santé, la probabilité de calancher dans les soixante minutes qui suivent est tout de même assez ténue, elle aurait pu trouver une formule plus convaincante, mais bon !)
«Donc, mon vieux Mouchard, je suis bien content, dans la mouise où je suis -- tu as vu comment je suis surnommé partout : “Sarko la poisse”, “Président la scoumoune”, etc. --, que tu aies accepté aussi gentiment de contribuer à ma reconquête de l’opinion : avec la politique de brute que je mène, la folie du pétrole, les salaires des patrons du
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