Sur un pied d’égalité
Une imposante enquête sur la sexualité en France met en lumière la progression de rapports plus égalitaires entre les partenaires. Mais les représentations sociales de la différence sexuelle demeurent.
dans l’hebdo N° 1006 Acheter ce numéro
Parue récemment, la troisième Enquête sur les comportements sexuels en France vient seize ans après la grande enquête dite Spira, du nom de l’épidémiologiste qui la dirigea sous l’égide de l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS), créée quelque temps auparavant. L’épidémie de VIH, l’absence de traitements et l’urgence de politiques de prévention efficaces et ciblées étaient, en 1992, à l’origine de la décision de l’Agence de renouer avec de telles études, délaissées depuis le Rapport Simon (1971), qui fut la première recherche française en la matière.
En matière de sexualité, les hommes et les femmes parlent de plus en plus la même langue. Guillot/AFP
Alors que les années 1990 et 2000 ont vu l’arrivée des trithérapies contre le sida, la prolifération des hépatites virales, le vote de la loi contre le harcèlement sexuel au travail (1992) et, plus largement, le sentiment d’une évolution vers des modes de relations plus égalitaires, notamment parmi les jeunes générations, l’ANRS, l’Inserm et l’Ined souhaitaient vérifier à nouveau l’évolution des comportements sexuels. Ces recherches constituent en effet désormais une «pièce maîtresse du dispositif moderne de la santé publique» , comme le rappelle le professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, qui, si son sigle n’a pas changé, a néanmoins vu son intitulé s’allonger en Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales.
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