« Ils sont les piliers de l’agriculture »
Chaque année, les Bouches-du-Rhône accueillent 4 000 ouvriers agricoles saisonniers étrangers. Leurs conditions de travail sont inacceptables, estime Louis Breton, du Codetras*.
dans l’hebdo N° 1010 Acheter ce numéro
Pourquoi a-t-on recours aux travailleurs saisonniers étrangers dans l’agriculture ?
Louis Breton : C’est grâce à eux qu’il existe encore dans ce département une agriculture compétitive dans le secteur des fruits et des légumes, mais les conditions dans lesquelles ils travaillent sont scandaleuses. Ces travailleurs immigrés sont les piliers de la culture intensive. Sous l’effet du libre-échange, certains produits sont aujourd’hui disponibles toute l’année. Ils proviennent d’Italie, du sud de l’Espagne et du Maroc, car, dans ces pays, le coût de la main-d'œuvre est moins élevé qu’en France. Et comme quelques grandes centrales d’achat regroupent les seuls clients capables d’acquérir la quasi-totalité de la production, la
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