L’unité en débat

Le rôle de la gauche est indissociable de sa forme d’organisation. Parti de toute la gauche ou front de gauche ? La question a animé le dernier banquet républicain de Gauche avenir.

Michel Soudais  • 10 juillet 2008 abonné·es

*Lire aussi l'article Appel à gauche : bientôt les 10 000 !*

L'affiche était originale. Elle a d’ailleurs attiré plus de deux cents personnes, le 7~juillet, pour un dîner-débat dans un restaurant chinois de Belleville. Mais la question, trop simple. En invitant Jean-Luc Mélenchon, président de Pour la République sociale (PRS), Emmanuel Maurel, conseiller régional et membre, comme le sénateur de l’Essonne, du bureau national du PS, Marie-Pierre Vieu, jeune dirigeante du PCF et vice-présidente de la région Midi-Pyrénées, et Éric Ferrand, conseiller régional MRC, le club Gauche avenir avait choisi de mêler les tendances et les générations.

Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès sont favorables à un grand parti rassemblant toute la gauche. M. Soudais

Celles-ci ne pouvaient toutefois guère donner toute leur mesure en s’en tenant au sujet de la soirée. Demander «à quoi doit servir la gauche aujourd’hui» conduit forcément à des réponses concises. Elle «doit servir à organiser la riposte» à la série d’offensives du capitalisme libéral qui touche toujours les plus faibles, avance Emmanuel Maurel. «À changer la vie», assure Marie-Pierre Vieu. À «s’opposer résolument au sarkozysme», répond Éric Ferrand, qui ne souhaite pas que cette opposition «esquive le projet de gauche». «Notre rôle est d’introduire dans l’histoire la maîtrise humaine

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Politique
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