Quand on criait : « Vive la crise ! »

Il y a près de vingt-cinq ans, certains rêvaient d’un monde où le marché serait enfin libre. C’est le nôtre aujourd’hui, caractérisé par des inégalités croissantes…

Olivier Doubre  • 24 juillet 2008 abonné·es

En février 1984 , peu après 20 h 30, un certain Alain Minc, alors jeune dirigeant d’une filiale de Saint-Gobain, expliquait sur Antenne 2 : « Un libéral de gauche, comme moi, c’est un libéral qui croit que le marché peut être un moyen assez brutal de changer la société et que, de ce point de vue, il faut le laisser jouer à plein. » Soulignant sa différence avec le libéral « de droite » , il apprenait aux téléspectateurs français que le libéralisme « de gauche » comportait une dose de brutalité. L’explication intervint au cours de l’émission « Vive la crise ! », l’un des grands succès télévisuels de la décennie 1980 avec plus de

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 3 minutes