Une saison en enfer
Entre la fragilisation de leur statut et la dégradation des conditions de travail, les saisonniers s’apprêtent à passer un nouvel été sous le signe de la précarité. En tête : les jeunes et les étrangers.
dans l’hebdo N° 1010 Acheter ce numéro
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Perchistes en hiver, plagistes l’été, les travailleurs saisonniers seraient entre un et deux millions. Ils sont pourtant les grands invisibles d’une société bien décidée à oublier ses soucis de boulot en vacances au bord d’une mer d’huile. « On n’a pas de chiffres très précis ni une bonne connaissance de ce type de travail, regrette Antoine Fatiga, responsable CGT des saisonniers. Ce sont des emplois très précaires, peu pris en compte par les organisations syndicales et par le gouvernement. Et la tendance est de tirer tout le monde vers le bas. » Ainsi, en 2006, la CFDT, la CGC, la CFTC et les organisations patronales signaient une convention remettant en cause le versement des allocations chômage pendant les périodes non travaillées. Des mesures limitant à trois le nombre de périodes successives d’indemnisation. Ce qui a déclenché, en mars dernier, des grèves inédites dans les plus huppées des stations de ski.
14 % des saisonniers n’ont pas de contrat de travail,
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