Comment jouer collectif

Les sociétés coopératives d’intérêt collectif ont ouvert un champ d’expérimentation dans le développement économique, où la primauté de l’homme peut s’exprimer en même temps que l’utilité sociale. Illustration.

Philippe Chibani-Jacquot  • 11 septembre 2008 abonné·es

Un panneau annonçait « Ôkhra, Conservatoire des ocres ». Après avoir été tenté par le statut de fondation pour le Conservatoire national du saumon sauvage (CNSS), Patrick Martin, son directeur général, a « découvert le statut de société coopérative d’intérêt collectif [scic] un dimanche matin » , alors qu’il passait en voiture près de Roussillon, raconte-t-il. Suivant ce panneau, il rencontre une personne d’Ôkhra, qui lui apprend qu’il s’agit là d’une scic et lui en explique le fonctionnement. Convaincu, Patrick Martin lance la transformation en coopérative d’intérêt collectif du Conservatoire du saumon sauvage, jusque-là projet porté par le ministère de l’Environnement. Il cherchait la meilleure formule pour pérenniser la plus grande salmoniculture d’Europe chargée de repeupler le bassin de la Loire en saumon Atlantique. Et sortir du système des subventions. La scic « correspondait à notre logique de départ,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Temps de lecture : 5 minutes