Le « marché » des réfugiés

Le ministre de l’Immigration veut ouvrir la mission d’aide aux étrangers en rétention, jusqu’alors assurée par la seule Cimade. Sous couvert de pluralisme, il tente de s’assurer le concours d’intervenants moins critiques.

Ingrid Merckx  • 18 septembre 2008 abonné·es

« Je suis hostile aux monopoles… » C’est armé de ce principe que le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, a révisé le contrat qui lie l’État à la Cimade. Depuis 1985, cette association était la seule habilitée à intervenir dans les centres de rétention administrative (CRA). Ce ne sera plus le cas à compter du 1er janvier : le 23 août, est paru au Journal officiel un décret ouvrant la convention triennale à « une ou plusieurs personnes ­mo­rales ». Quelques jours plus tard, le décret a été suivi d’un appel d’offres indiquant que les 22 CRA en France seraient divisés en 8 lots géographiques. Soit 8 petits marchés publics par zone. La mission devient : « Assurer dans chaque centre de rétention administrative des prestations d’information

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Société
Temps de lecture : 7 minutes