« Prendre appui sur ce film pour débattre »

Catherine Ouvrard
est professeur des écoles
à Nantes*. Selon elle,
la justesse
du film devrait permettre
de rassembler un vaste public autour des questions
qui se posent
à l’école aujourd’hui.

Catherine Ouvrard  • 18 septembre 2008 abonné·es

Ce que les profs ne verront pas « entre les murs », c’est la classe idéale. Ce que les profs ne verront pas « entre les murs », c’est la pédagogie idéale. Ce que les profs ne verront pas « entre les murs », c’est le film qu’ils attendent sur l’école. Ce film-là n’existe pas. La classe, l’école, l’action pédagogique et le monde enseignant sont trop complexes en réalité pour qu’une fiction de deux heures ait même l’ambition d’en rendre compte. Sous peine de faire un mauvais procès au film de Laurent Cantet, on ne peut donc poser sur ces deux heures de fiction le seul regard ethnocentré des professionnels de la profession enseignante. Ce film mérite que nous, les profs, fassions l’effort d’un double regard et acceptions de rester sur notre faim.

Alors, tout d’abord, le film, rien que le film et un personnage qui, comme souvent dans l’œuvre de Laurent Cantet, se retrouve face à lui-même,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Culture
Temps de lecture : 5 minutes