L’après-crise, c’est encore la crise…

Denis Sieffert  • 16 octobre 2008 abonné·es

Étranges, ces gens qui cessent de faire de la politique au moment où la politique aurait le plus besoin d’eux. Déconcertant, l’aveu de ces deux seconds couteaux du PS qui suggèrent de reporter le congrès de leur parti pour cause de crise économique planétaire. Imagine-t-on un chirurgien qui regimberait devant le bloc opératoire ou un alpiniste qui rebrousserait chemin dès que le sentier se fait pentu ? Nos dirigeants socialistes, eux, détestent les crises sociales. Et ils n’aiment rien tant que le calme propice à leurs joutes préélectorales. Car le pire, c’est que les deux compères de la rue de Solferino n’ont sans doute pas tort. Ils connaissent la maison. Eux et leurs amis ont si peu à dire sur la débâcle des places financières, et surtout sur ses conséquences humaines, qu’ils revendiquent le droit de se taire. Le duel qui se profile pour la direction du parti entre le maire de Paris, apologiste du libéralisme, et sa rivale New Age risque fort en effet d’apparaître comme un peu décalé quand tout un système vacille, que des millions de femmes et d’hommes vont être frappés par l’onde de

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 6 minutes