Ségolène entre Zénith et nirvana
L’ex-candidate à la présidentielle a adopté un nouveau style. Mais le discours qui fait de la fraternité son étendard l’est beaucoup moins.
dans l’hebdo N° 1020 Acheter ce numéro
À l’accueil de la presse, la jeune femme qui vérifie les accréditations me demande de « quelle société » je suis. Bienvenue dans un autre monde ! Le « rassemblement de la fraternité » organisé par Ségolène Royal au Zénith est moins une réunion politique qu’une entreprise de spectacle. Au programme : une quinzaine d’artistes, des chansons et des saynètes, entrecoupées de courts-métrages. Et, bien sûr, le discours de celle qui a voulu cette « fête ». Rien n’est laissé au hasard. Enchaînements travaillés, organisation impeccable. Trop même. J’apprends vite, par un rappel à l’ordre d’une hôtesse, que les photos ne sont autorisées que depuis une plate-forme installée au fond de la salle. Tant pis, je remets mon appareil dans son sac. Quelques minutes plus tard, la même personne m’autorise à m’approcher de la scène, si j’en fais la « demande à un responsable » qui désignera un militant pour m’accompagner.
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