Une bête noire chez les éleveurs
Jean-Hugues Bourgeois, jeune agriculteur bio du Puy-de-Dôme, subit depuis des mois une série d’exactions. Son cas est révélateur de la difficulté à s’installer sur des terres quand on a un profil atypique
dans l’hebdo N° 1022 Acheter ce numéro
C'est un invraisemblable acharnement. Il n’y manque que le sang, promis à Jean-Hugues Bourgeois s’il n’a pas mis les voiles avant le 1er décembre. Originaire des Hautes-Alpes, ce jeune agriculteur de 29 ans s’est installé en 2006 dans le petit village du Teilhet, au nord du Puy-de-Dôme, où il est victime depuis six mois d’une série d’exactions. Dernière en date : dans la nuit du 3 octobre, sa grange part en fumée, avec un tracteur, 35 tonnes de foin et 10 tonnes de grain bios à peine rentrées. Un incendie « très probablement criminel » , selon le procureur de la République de Riom. Personne, ou presque, n’en doute : il n’y a guère de place pour les coïncidences dans cette escalade sordide. La mécanique s’enclenche fin mars, quand Jean-Hugues Bourgeois découvre dix de ses quinze chèvres abattues. Ses projets de fromagerie bio et de vente directe s’effondrent. S’ensuivent de multiples crasses, jusqu’à l’incendie, début août, d’un bâtiment et de sa voiture. Fin août, une missive promet le
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