Massacres pour l’or gris

Les conflits de la province du Kivu ne sont ni politiques ni idéologiques. Mais tout à fait mercantiles, dans une région riche en minerais et en bois précieux.

Claude-Marie Vadrot  • 13 novembre 2008 abonné·es

La rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) menée dans l’est du Congo dit démocratique par le « général » Laurent Nkunda, n’a pas plus de fondements politiques ou idéologiques que toutes les luttes fratricides qui dévastent le Nord et le Sud-Kivu depuis que la région a été submergée en 1994 par les réfugiés Hutus craignant les vengeances après le massacre des Tutsis. Avec l’équipement militaire fourni par l’Occident et les trafiquants d’armes russes et biélorusses, il s’agit essentiellement de contrôler et d’exploiter le plus rapidement possible toutes les richesses de cette région, notamment les bois précieux et le minerai de coltan (« l’or gris »), si utile pour les téléphones portables et les

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Monde
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

Affaiblie, Giorgia Meloni droite dans ses bottes
Analyse 8 avril 2026 abonné·es

Affaiblie, Giorgia Meloni droite dans ses bottes

Après des discours musclés en campagne électorale, Giorgia Meloni s’est employée à rassurer les marchés et ses alliés internationaux recouvrant sa radicalité d’extrême droite originelle. Mais depuis sa défaite électorale au référendum de mars, la première ministre italienne semble renouer avec de vieilles tentations autoritaires.
Par Olivier Doubre
Résister aux lois sécuritaires : la leçon italienne
Récit 8 avril 2026 abonné·es

Résister aux lois sécuritaires : la leçon italienne

À un an de la fin de son mandat, Giorgia Meloni fait face à sa première véritable crise politique. Si l’on regarde en arrière, elle n’est en mesure de revendiquer que des mesures construites sur une série de paniques morales. Mais les mouvements sociaux italiens ont su lui porter la contradiction.
Par Giovanni Simone
Meloni : derrière le vernis modéré, un défouloir politique
Décryptage 8 avril 2026

Meloni : derrière le vernis modéré, un défouloir politique

En trois ans et demi à la tête du gouvernement italien, Giorgia Meloni a tenu la distance sans vraiment tenir ses promesses de révolution néofasciste.
Par William Jean
« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »
Entretien 8 avril 2026 abonné·es

« Giorgia Meloni a pris une place centrale dans l’internationale des nationalismes »

Nicola Fratoianni, le codirigeant d’Alleanza Verdi e Sinistra (Alliance des Verts et de la Gauche) se réjouit de la victoire du « non » au référendum sur la réforme de la justice voulue par le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni. Ce sursaut constitue pour lui un espoir pour le bloc progressiste.
Par Olivier Doubre