Massacres pour l’or gris

Les conflits de la province du Kivu ne sont ni politiques ni idéologiques. Mais tout à fait mercantiles, dans une région riche en minerais et en bois précieux.

Claude-Marie Vadrot  • 13 novembre 2008 abonné·es

La rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) menée dans l’est du Congo dit démocratique par le « général » Laurent Nkunda, n’a pas plus de fondements politiques ou idéologiques que toutes les luttes fratricides qui dévastent le Nord et le Sud-Kivu depuis que la région a été submergée en 1994 par les réfugiés Hutus craignant les vengeances après le massacre des Tutsis. Avec l’équipement militaire fourni par l’Occident et les trafiquants d’armes russes et biélorusses, il s’agit essentiellement de contrôler et d’exploiter le plus rapidement possible toutes les richesses de cette région, notamment les bois précieux et le minerai de coltan (« l’or gris »), si utile pour les téléphones portables et les

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