Négocier avec la honte

Vingt-sept ans après sa sortie en salle, « Allemagne, mère blafarde », d’Helma Sanders Brahms, retrouve le grand écran. Un film noir qui dit la douleur d’une génération à vivre avec le passé proche.

Jean-Claude Renard  • 11 décembre 2008 abonné·es

Un drap frappé de la croix gammée, des insectes pullulant dessus. Un soir de garde pour un planton nazi, avalant une saucisse. Avant de faire l’amour, on déplace le portrait d’Hitler, parce qu’il faut « le Führer au-dessus du lit pour bien réussir nos enfants » . Les discours hitlériens éructés à la radio. L’hésitation à adhérer au Parti, la montée des SA. Voilà pour le décor. L’Allemagne des années 1930. Et, à l’intérieur, la rencontre entre Hans et Lene, le mariage qui suit, et la guerre aussitôt après. Hans est envoyé sur le front, au cœur de chambrées de soldats braillards, et laisse seule sa femme, bientôt mère d’une petite fille, Anna. L’histoire amoureuse est un prétexte, qui revient à l’occasion des perms du soldat Hans. Allemagne, mère blafarde, au titre évocateur, est le destin tragique d’une jeune

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Culture
Temps de lecture : 5 minutes