Un moment de lutte et d’espoir

Avec la Marche « des Beurs » de 1983, les enfants de la première génération d’immigrés en France investissent pour la première fois le débat public hexagonal. Quelques-uns se souviennent de l’engouement autour de cette initiative.

Olivier Doubre  • 4 décembre 2008 abonné·es

Quand, à Marseille, le 15 octobre 1983, quelques dizaines de jeunes issus de familles immigrées entament leur ­longue marche à travers la France – au sens ­propre du terme puisque c’est bien à pied qu’ils vont affronter l’automne rigoureux de cette année-là –, peu de monde s’intéresse à cette aventure qui débute. La « deuxième génération », comme on va désormais l’appeler, n’a presque aucune existence publique, encore moins politique. Ses membres n’ont jusqu’ici défrayé la chronique que

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 5 minutes