Les agents des fraudes sous contrôle

Le gouvernement prépare le démantèlement de la Direction générale de la concurrence,
de la consommation et de la répression des fraudes. Au détriment du consommateur.

Jean-Claude Renard  • 12 mars 2009 abonné·es

Un matin, à l’ouverture d’un magasin de confection. Un homme présente sa carte professionnelle, barrée des couleurs tricolores. Agent de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). C’est la période des soldes. Il vient vérifier les baisses annoncées sur les affiches et les étiquettes. Il y a six semaines, en période non promotionnelle, il était déjà venu relever les prix des différents articles. Ce jour, il contrôle donc l’exactitude des remises annoncées. Ici 20 %, 30 %, là 50 %. Il compare, calcule. Il en profite aussi pour vérifier la qualité des articles, la conformité des textiles, la justesse des étiquetages.

Un contrôle de la DGCCRF dans les cuisines d’un restaurant à Deauville. Sont notées la fraîcheur des produits, l’hygiène des lieux, etc. Daniau/AFP

Un autre jour, un autre agent. Dans un petit supermarché parisien, il confronte la publicité et la réalité des prix affichés, observe les conditions d’hygiène dans les rayons frais, en viande et poisson, la véracité des labels et appellations d’origine (une viande dite charolaise provient parfois d’Allemagne), il visite les chambres froides, épluche les factures, les bordereaux de livraison, les prix d’achat, de vente, les remises. En d’autres circonstances, toujours de façon inopinée, il traque la pratique de la remballe, qui consiste à habiller d’un nouvel emballage les produits dont la date limite de consommation est

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 7 minutes

Pour aller plus loin…

Quand l’extrême droite rompt avec l’État de droit
Tribune 17 juin 2026

Quand l’extrême droite rompt avec l’État de droit

Et si l’extrême droite disposait demain en France de tous les leviers du pouvoir ? À partir de mesures déjà mises en œuvre dans d’autres pays, Nathalie Tehio, de la Ligue des droits de l’Homme, imagine et alerte sur les conséquences concrètes d’une remise en cause des contre-pouvoirs, des libertés et de l’égalité des droits.
Par Nathalie Tehio
Face à l’extrême droite, défendre la liberté des médias
Médias 17 juin 2026

Face à l’extrême droite, défendre la liberté des médias

La menace contre la liberté de la presse en France n’a plus rien d’hypothétique. Pour Reporters sans frontières, l’absence de réformes ambitieuses favorise la précarisation des métiers, la concentration des médias et les stratégies d’influence politique. Thibaut Bruttin, son directeur général, appelle à la vigilance.
Par Thibaut Bruttin
Migrations : aperçu d’un cauchemar déjà réel
Tribune 17 juin 2026

Migrations : aperçu d’un cauchemar déjà réel

Il n’est pas difficile d’imaginer la société de violences et de souffrances où nous évoluerions si l’extrême droite mettait en œuvre sa politique migratoire. La Cimade, association de solidarité avec les personnes réfugiées et migrantes, serait en première ligne. Mais un autre chemin est possible, selon sa secrétaire générale, Fanélie Carrey-Conte.
Par Fanélie Carrey-Conte
Un journaliste de Politis empêché d’accéder au salon de l’armement Eurosatory
Presse 16 juin 2026

Un journaliste de Politis empêché d’accéder au salon de l’armement Eurosatory

Pourtant accrédité, notre journaliste, Maxime Sirvins, s’est vu refuser l’entrée au salon de l’armement. D’après un article de loi cité par Eurosatory pour s’expliquer, le refus ferait suite à « une enquête administrative, diligentée par le ministre de l’Intérieur ».
Par Politis