Pour qui sonne le gras ?

Le ministère, les publicitaires et les chaînes de télévision ont signé une charte pour une meilleure
alimentation des enfants. Une hypocrisie économique et sanitaire.

Jean-Claude Renard  • 19 mars 2009 abonné·es

Faut reconnaître que la rime est facile. Voire pauvre. Publicité, obésité. D’après les études médicales, 18 % des enfants de 3 à 17 ans, soit près d’un sur cinq, sont en surcharge pondérale (avec 3,5 % considérés comme obèses). La faute en partie à la télévision. 60 % des enfants la regardent en rentrant de l’école. Où l’on observe combien les programmes jeunesse sont cernés par une pub bien ciblée. S’y bousculent Nutella, Kinder, céréales Kellogg’s et kyrielles de barres chocolatées, chips et boissons sucrées. Des produits très gras, très salés, très sucrés. Et cette majorité ciblée reconnaît préférer les produits promus par le petit écran plutôt que n’importe quel autre.

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Société
Temps de lecture : 4 minutes