Coupat : l’affaire dans l’affaire
dans l’hebdo N° 1048 Acheter ce numéro

Julien Coupat, mis en examen au mois de novembre 2008 pour avoir prétendument dirigé à Tarnac (Corrèze), 356 habitants, une association de malfaiteurs à visées terroristes composée de huit de ses ami(e)s, incarcéré depuis cent cinquante jours à la Santé, doit sortir de prison. Maintenant. Il suffit de l’écrire, et tout devient plus simple. Julien Coupat doit sortir de prison, parce qu’au terme de longs mois d’une investigation que l’on présume rigoureuse, fondée sur des centaines d’heures de surveillance étroite, rien, dans le dossier constitué par le juge Thierry Fragnoli, chargé de l’affaire, ne justifie son maintien en détention : on n’y trouve aucune preuve d’une quelconque implication du jeune homme dans le sabotage, au mois de novembre dernier, d’une ligne de TGV.
Un seul exemple: le providentiel témoin sous X venu l’accabler in extremis au tout dernier jour de sa garde à vue en jurant l’avoir entendu dire que « la vie humaine a une valeur inférieure au pouvoir politique » , et dont la déposition passe pour être la